BOXE TIME

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ANDRÉ ROUTIS

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André Routis est un boxeur français né le 16 juillet 1900 a Bordeaux et décédé le 16 juillet 1969 a Paris 14 ème à 69 ans… Voilà qui n’est pas commun ! S’il vit le jour cours de la Marne (à l’époque 115 cours saint-Jean) a Bordeaux, André Routis fut consacré à New-York au Madison square garden. Il connut une célébrité bien oubliée aujourd’hui en devenant champion du monde des poids plume, le 28 septembre 1928, détrônant Tony Canzoneri au cours d’un combat qui fut une surprise pour le monde pugilistique car Routis était un petit boxeur (1, 63m), talentueux et intelligent, mais pas un frappeur de puissance.

 

Notre Bordelais remet en jeu et conserve sa ceinture le 27 mai 1929 aux dépens de Buster Brown (par arrêt de l’arbitre au 3e round) puis s’incline face à Battling Battalino le 23 septembre 1929. A la suite de cette défaite, il met un terme à sa carrière après un ultime combat sur un bilan de 54 victoires dont 12 par KO, 25 défaites dont 2 par KO et 7 matchs nuls soit 86 combats en 756 rounds !

 

Un peu fêtard étant jeune ainsi que le relatait le journaliste Henri Thoumazeau (1) : Le 7 octobre 1922, le Bordelais André Routis, grand espoir des poids coq, rencontre au Vél d’Hiv’ le champion de Belgique de la catégorie Michel Montreuil.

Routis est favori, le Belge n’est pas un frappeur redoutable et notre comingman, dont le souffle est inépuisable, ne peut manquer de l’emporter aux points.

 

Or, à la stupéfaction générale, Routis est mis K.O. à la deuxième reprise sur un direct au front. Jamais plus, au cours d’une carrière prestigieuse dont le sommet fut le championnat du monde, il n’allait être mis hors de combat. Que s’était-il donc passé ce soir-là ?

Routis nous l’a expliqua en ces termes : «Montreuil a battu, cette fois, un homme saoul comme une grive.»

Routis était aussi un champion au grand cœur. Il participera au Tournoi des Laboratoires, apportant ainsi à la force du poing de précieux subsides à la recherche médicale. Juste retour des choses le chirurgien bordelais Bonnefont réussit plus tard à lui conserver la vue …

 

Si André tient, dès avant 1931, un bar parisien à l’angle du boulevard de la Motte-Picquet et de la rue Nélaton, face au Vel’div, il revient souvent à Bordeaux. C’est ainsi qu’il retrouve au comptoir du Boulier de Pau tenu par son cousin Lafargue un autre cousin Maurice Routis alors jeune garçon de café, à qui il promet la fortune s’il « monte » à Paris… Le gamin sans doute un peu fasciné par la gloire qui entoure André débarquera dans la capitale le 2 février 1937. Il ne croisera pas la fortune car il ne fera pas de boxe mais en revanche connaîtra, dans le bar d’André, toutes les vedettes de la boxe et du cyclisme tels Louis dit « Toto » Girardin ou Guy Lapébie lorsqu’ils se produisaient sur la piste du Vel d’Hiv’.

Palmarès d'André Routis

 

 



01/12/2022
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